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Peaks montagne enneigée

MONT BLANC

A l'âge de 16 ans je me suis vu annuler l'ascension du Mont Blanc à cause de mauvaises conditions météorologiques. Des lors, je me suis promis d'y retourner un jour.  Ce mois de juillet 2023 a été ma revanche.

Accompagné de mon père et d'un ami guide, nous sommes partis le10 juillet pour le sommet Castor et le Mont Blanc. Avant le toit du monde, direction le toit de l'Europe !

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La préparation

Dimanche 10 juillet. Il est 00h15, mon bus pour Chamonix arrive avec 1 heure de retard. L'expédition commence bien...


J'arrive à Chamonix vers 9h30. Mon hôtel est à 45 minutes à pied et les bus passent toutes les demi-heures. J'en profite donc pour aller acheter à manger et pour récupérer mes chaussures d'alpinisme. Une fois tout cela effectué, je vais attendre le bus et j'annonce par la même occasion cette semaine à la montagne à ma communauté. 


J'arrive vers 12h00 à l'hôtel où je récupère les clés de ma chambre. On m'annonce que j'aurai accès aux remontées mécaniques seulement à partir du 11 juillet. Mon après-midi d'acclamation à l'aiguille du midi passe donc à la trappe. Je choisis de faire une sieste pour rattraper ma nuit mouvementée. 


​À 16h30 je me réveille et j'entame une marche sur 400m de dénivelé afin de me remettre dans le bain. Je redescends puis je vais dîner. 

Entre ma ratatouille et ma part de gâteau, Philippe, mon guide pour cette semaine, m'appelle pour me dire qu'il est sur la parking. 
Premier contact établi, on se brief pour le lendemain et il me prête du matériel. 

Il est 22h00 et je vais dormir car demain, réveil à 4h00.

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03

Le Mont Blanc

Vendredi 14 juillet, réveil à 6 heures.

Mon père m'a rejoint la veille pour tenter l'ascension avec nous. Nous prenons notre petit déjeuner et en route pour Courmayeur. À 10h10 nous entamons notre marche vers le refuge de Gonella. 1400m de dénivelé nous attendent. Nous passons la première partie sur un chemin sans pierres et bien tassé. Nous en profitons avant d'évoluer sur un océan de pierres. 

11h50, nous apercevons enfin le refuge de l'autre coté d'un immense couloir de pierres. Il nous aura fallu un peu moins de 2 heures pour le traverser. C'était long, le terrain demande de la concentration pour ne pas glisser et se blesser. Nous rejoignons ensuite une partie enneigée avant d'entamer l'ascension vers le refuge.

 

16h10 nous arrivons au refuge après avoir escaladé la paroi rocheuse. Entre échelles et cordes fixes, nous tenions à la force de nos bras avec le vide sous les pieds. Nous rejoignons notre dortoir, allons diner et préparons nos sac avant d'aller dormir.

20h nous sommes couchés. 

23h50 on se réveille, on petit déjeune, et on se met en route à 00h50. 

C'est le Jour-J. Nous avons 1800m à gravir pour atteindre le sommet. 

Nous passons par les aiguilles grises pour rejoindre l'arrête du Piton Italien. Nous mettons environ 3h pour l'atteindre en passant par des petits murs de glaces, entre les chutes de séracs et de pierres. Nous évoluons sur un glacier et utilisons parfois nos piolets pour monter. Le rythme est donné. Nous dépassons 4 groupes sur le chemin. Nous savons donc que nous évoluons rapidement.

Arrivés sur l'arrête, la nuit rend le chemin vers le dôme du Goûter plus compliqué. Le gaz de chaque côté est impressionnant. Lorsqu'on marque un arrêt pour s'hydrater, manger ou simplement se reposer, il faut se tenir en appui pour ne pas tomber. Le vent n'aide pas. Nous avons eu presque 50km/h de vent constamment. 

Arrivés au dôme du Goûter nous apercevons l'objectif. Nous avons déjà parcouru 1300m. Nous allons entrer dans le moment le plus compliqué. On se lance vers l'abris Vallot. 

Une fois arrivés, on met nos masques, nos caches-cou et on se lance. On se dit qu'on va enfin y parvenir. Les jambes sont lourdes, la respiration est profonde. On marque 2 autres arrêts sur les 500m restant. 

On voit enfin le sommet, il est à 50m. L'émotion fait disparaitre toutes les douleurs et on a l'impression de voler. 

7h44 nous touchons le toit de l'Europe. On se prend dans les bras, laissons couler une petite larme. On l'a fait.

S'en suit 5h de descente pour rejoindre le train qui nous ramènera à Chamonix.

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